Oaxaca

Si vous l’avez loupé, le voyage commence à Mexico… > ici

Affalées sur les immenses lits de l’Hotel Azul de Oaxaca, on se repose du trajet en bus depuis Mexico et, en bonnes pintades 2.0 amoureuses, on se branche au wifi pour raconter à nos doux les folies que nos yeux ont vu défiler ces derniers jours. Les petites princesses que nous sommes sont actuellement installées confortablement dans ce qui pourrait être une page « évasion » du magazine déco du mois dernier. La grande maison coloniale qui abrite l’Hôtel a été soigneusement aménagée dans une modernité remarquable. Des bleus…; pas le même bleu que chez Frida, ici nous découvrons un camaïeu de gris-bleus-gris pastels, très actuels, surplombés d’un mobilier design, de cactus, qui sous un soleil écrasant nous rappellent gentiment ou nous sommes. Les chambres sont spacieuses et zen, parfaites pour notre petite pause.

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Oaxaca est une ville charmante, d’architecture coloniale, organisée en quadrillage, mais ne manque pas de charme. Les façades des immeubles et les coccinelles à l’ancienne qui filent au milieu sont vives de couleurs chaudes et piquantes, les rues sont propres et les bâtiments à taille humaine. Toutes sortes de vendeurs de rues, du journal au souvenir ajoutent un charme vivant et l’artisanat semble battre son plein et attirer de nombreux touristes. Voici le Mexique qui se vend : tapis, chemisiers brodés aux couleurs criardes, bijoux faits à la main, et sur place! c’est assez excitant et tout à coup nous voulons tout ramener… on arpente le marché gigantesque et commençons gentiment à remplir nos valises de babioles en tout genre, mais pas trop non plus, car daddy nous prévient, à San Cristobal de las Casas, dans quelques jours ce sera pareil mais en mieux (vous verrez qu’il était dans le juste) alors on craque un peu, mais on tente de se retenir.
De toute façon, bien que ces moments soient précieux (quoi de mieux que de ramener un morceau de notre voyage à la maison?) les photos parlerons ici d’elles même et il y a d’autres curiosités fascinantes à Oaxaca dont j’aimerais vous parler…

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Cela commence par le jeu de balles, la pelote. Nous en avions déjà entendu parler, vaguement dans de précédentes visites. Nous avions alors compris que les joueurs de cet étrange duel concourraient pour pouvoir être (oui c’était le but ultime, la grande fierté) , semble t il,sacrifiés. Tout celà n’est pas bien clair et les archéologues se contredisent.. et puis, heureusement pour eux, l’excercice n’était pas si facile. On n’offre pas aux dieux n’importe quel vaurien qui passe par là. Il faut se faire passer la balle en caoutchouc sans la toucher avec les pied ni les mains (à priori) et la faire pénétrer, tant bien que mal, dans un trou en hauteur qui n’est pas bien plus grand qu’elle. Un sorte de basket à panier vertical, et pour manchots.  Le voilà, le trou, nous sommes devant, interloqués… Se font face deux gradins et le terrain de jeu au centre, avec de chaque côté, ces « trous » prêts à happer le caoutchouc.  Je repense à Athènes et au théâtre de dyonisos … C’est fou parfois, les différences de culture, mais l’être humain a toujours eu besoin de spectacle.

La visite continue et nous grimpons sur l’une des pyramides les plus hautes. Alors là, déjà que nous sommes sur un mont, nous avons encore pris de la hauteur. La vue est impressionnante … Les temples à nos pieds et au loin, Oaxaca et la nature qui l’entoure : des montagnes à perte de vue. Tout est mathématique : les 4 saisons; les 365 jours, les 12 mois sont retranscrits dans le bâti, ce qui était le cas aussi à Teotihuacan. Il faut que l’espace soit rationnel pour invoquer le divin. Par ces schemas de logique, les peuples se tenaient prêts à accueillir la puissance de la terre, et ses forces théologiques. Du nord au sud, méticuleusement orientée, une esplanade immense relie les grands bâtiments, et au centre de celle ci, un autre promontoire qui accueillait probablement des cérémonies et ces fameux sacrifices ; offrandes faites aux dieux.

Sur le site, l’ambiance est paisible, les arbres sont beaux et grands, il fait chaud et souvent nous nous asseyons quelques minutes a l’ombre pour pouvoir souffler, apprivoiser ce que nous découvrons et à la fois profiter de ce lieu sacré qui témoigne de tant de force. D’ici, l’univers nous tend les bras, c’est certain.

Encore un peu déboussolés, nous profitons à la terrasse du café du musée, d’un casse croûte bien mérité. Soleil, vue, sandwich et débriefing : cest ce qu’il nous fallait. Le soir nous profiterons des rues animées de Oaxaca et de ses bons restaurants… sans nous coucher trop tard car le Lendemain une toute autre surprise nous attend… Nous reprenons l’auto direction Hierve el Agua. La route est plus longue cette fois (environ 1H/1H30) et c’est toujours un peu le stress dans la jeep. Allons nous trouver notre chemin ? Est ce que la voiture ne va pas tomber en panne? Est ce qu’un mexicain fou ne va pas nous tomber dessus ? Tant de questions qui trottent dans la tête de nos parents. Sûrs qu’ils y tiennent à leur 3 filles, et sûr que c’est pas si facile de se repérer… C’est comme chercher un coin baignade en rivière quand on ne connaît pas, et qu’on ne sait même pas où est la rivière. Et puis là, on ne veut pas juste un point d’eau pour se tremper, on veut Hierve el Agua ; ces fameuses vasques construites il y a 2500 ans par les mêmes zapotèques qui construisaient les pyramides. C’étaient leur retenues d’eau, aujourdhui cest la piscine municipale du coin, avec le charme et l’insolite. Encore une fois, je ne suis pas sure d’avoir résolu dans ma tête le mystère du lieu…

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Après avoir traversé plusieurs villages très mexicains et demandé notre chemin quelques fois, nous arrivons sur un grand parking, avec des comedores et des boutiques souvenirs (forcément). Il fait très chaud et il nous faut descendre pour atteindre notre saint graal. Nous y sommes arrivés : nous nous tenons devant les vasques. L’eau glisse de bassin en bassin : comme trois piscines à débordement. La couleur beige des parois laisse à l’eau une couleur jaunâtre douteuse mais en s’approchant, elle a l’air plutôt claire et quelques  touristes et mexicains heureux barbotent sagement dans les baignoires. L’humeur est à la détente. Nous sommes à la source, nous la voyons et elle est protégée par une petite grille.Nous sommes sur une falaise et dominons la vallée, comme d’un balcon. La vue est gigantesque et nous laisse découvrir, un peu plus loin sur la droite, une nouvelle curiosité : cette cascade de sel, pétrifiée, a 500 m de là. On dirait un chandelier qui a fait fondre 100 bougies. A hauteur d’oeil, les vautours dansent, montent et descendent. Pour les observer, on s’installe et on se met à la mode mexicaine : une bonne baignade sur les hauteur des montagnes pour notre plus grand plaisir… avec vue sur la vallée. Bonheur.

La prochaine étape du voyage… nous l’attendons tous. Le pacifique. Ce mot qui fait rêver, et me laisse une chanson dans la tête… « ils partirent tout deux quelque part… au Mexique… Pour vivre leur amour au bord du pacifique »
A bord de notre fidèle Jeep, nous embarquons, nous et nos valises,  pour un plus long voyage….

_MG_4655 copy_MG_4668 copy_MG_4677 copyNous allons à Mazunte (encore un nom qui chante juste…) et d’ici, il nous faudra, à priori, 5h. Ici, nous découvrirons pour de vrai ce que sont les routes mexicaines. Cela commence tranquillement, avec des lignes droites, entretenus et des paysages secs mais sympathiques, atypiques (pour nous). Nous commençons à froncer les sourcils lorsque nous remarquons des anomalies en ce qui concerne le nombre de kilomètres (ou de miles) qu’il nous restent à faire. Sur un premier panneau Puerto Angel : 171. Oh, c’est pas si loin… et 50 bornes plus tard Puerto Angel 290. Ok… on commence à comprendre… ne nous fions pas aux mathématiques, ça, c’était bon pour les aztèques, mayas et autres zapotèques, c’est démodé. Oublions la logique aussi lorsque nous sommes ralentis, tout a coup, en pleine nationale en ligne droite, par une série de Topes (ce sont leur dos d’ânes, coriaces) Ils en mettent partout, certains sont indiqués, d’autres non, c’est parfois très surprenant et c’est un peu la panique dans la voiture… Parfois aussi, il manque un bout de route, mais bon ça…. On nous avait prévenu. Malgré tout, nous nous habituons et la jeep commence à grimper; à trouver son rythme. Nous allons alors traverser des montagnes au travers desquelles nos routes difficiles serpenteront. Moi, ça me va car regarder le paysage par la fenêtre à cette allure, je trouve ça génial. Dans la voiture, d’autres aimeraient bien sauter cette étape et déjà jouer dans les vagues de l’océan… mais ils ne peuvent pas le nier, c’est magnifique.

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La végétation devient luxuriante, les arbres sont hauts, et les maisons construites sur le bord des routes donnent parfois le vertige. Plus nous grimpons et plus les températures baissent c’est assez long et les virages ne sont pas tendre. Les villages sont tranquilles, colorés, traditionnels. Nous achetons quelques mini bananes au sommet puis, entamons la descente. C’est tellement fou nous avons quitté un climat presque arride et puis là, la fôret en montagne, humide, et hop, d’un coup, en quelques heures, les températures remontes… c’est tropical… le vert foncé des plantes bien irriguées nous enrubanne, il fait bon, de moins en moins frais, et ça commence à être moite. Les habitants sont peu vêtus (bien moins que la haut) et ont un air tout tranquille. Les couleurs vives des constructions et les palmiers nous rappellent les îles, nous y sommes presque, au bord de l’eau….on pourra bientôt la toucher…nous passons Puerto Angel , heureux d’être au bout (après 6 à 7h de route …)

Pour le prochain épisode glorieux de notre voyage, je laisserai la parole à ma douce soeur Alice… qui comme moi a succombé aux charmes de Mazunte…. RDV dans quelques jours !

Nos Bonnes Adresses : 

Hotel Azul – magnifique et personnel à l’écoute – Petit déjeuner de rois dans la cour intérieure
Casa Oaxaca – El restaurante – Resto chic, terrasse sur les toits et très bon
Le marché pour les souvenirs
SP – Restaurante – Cadre sublime, architecture moderne
Le musée du Textile – Gratuit, tout petit mais très belle mise en scène
Le café du musée de Monte Alban – Parfait pour se reposer après la visite.

 

 

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